Sciences Économiques
et Sociales
11 chapitres — Économie & Sociologie · Cours · Exos · Quiz · Flashcards
Comment un marché concurrentiel fonctionne-t-il ?
Offre · Demande · Prix d'équilibre · CPP · Imperfections
Un marché est un lieu (physique ou virtuel) de rencontre entre une offre (les vendeurs) et une demande (les acheteurs), où se forme un prix.
• Des vendeurs (l'offre)
• Des acheteurs (la demande)
• Un prix qui résulte de leur confrontation
• Un cadre légal qui sécurise les échanges (contrats, monnaie…)
Exemples : marché du blé, marché du travail, marché de l'occasion sur Vinted, marché des smartphones.
P ↑ → Q demandée ↓ (relation décroissante)
P ↑ → Q offerte ↑ (relation croissante)
Sur un graphique avec le prix en ordonnée et la quantité en abscisse, la courbe de demande descend, la courbe d'offre monte.
C'est le prix unique P* où la quantité offerte est exactement égale à la quantité demandée. Sur le graphique, c'est le point d'intersection des deux courbes.
• Si P < P* → pas assez de produits → pénurie → les acheteurs sont prêts à payer plus, le prix monte
• L'équilibre se rétablit automatiquement
Modèle théorique d'un marché « idéal », défini par 5 conditions :
- Atomicité — beaucoup de vendeurs et d'acheteurs, aucun n'est assez gros pour fixer le prix
- Homogénéité — les produits vendus sont identiques (un kg de blé = un kg de blé)
- Libre entrée et sortie — n'importe qui peut entrer ou sortir du marché sans barrière
- Transparence — tous les acteurs ont la même information sur prix et qualité
- Mobilité des facteurs de production (travail, capital)
Oligopole — quelques vendeurs dominent (ex : Apple, Samsung, Xiaomi sur les smartphones)
Monopsone — un seul acheteur
Concurrence monopolistique — beaucoup de vendeurs mais produits différenciés (restaurants, marques de vêtements)
Quand la concurrence est imparfaite, l'État peut intervenir : autorités de la concurrence, lois antitrust, contrôle des prix.
Sur le marché des smartphones, à 800€ on demande 200 unités, à 1000€ on demande 120 unités. Quelle loi cela illustre-t-il ?
C'est la loi de la demande : quand le prix monte (de 800€ à 1000€), la quantité demandée baisse (de 200 à 120). Relation décroissante entre prix et quantité demandée.
À 10€ : D = 100 ; O = 50. À 20€ : D = 60 ; O = 80. Trouve le prix d'équilibre approximatif.
- À 10€ : O < D → pénurie → le prix va monter
- À 20€ : O > D → excédent → le prix va baisser
- L'équilibre se situe entre 10€ et 20€, environ 15€
Le marché des smartphones respecte-t-il les 5 conditions de la CPP ?
Non, ce marché est en concurrence imparfaite :
- Atomicité — NON : Apple et Samsung dominent, ils peuvent influencer le prix
- Homogénéité — NON : iPhone ≠ Galaxy ≠ Pixel, fortes différenciations
- Libre entrée — NON : il faut des milliards en R&D pour entrer
- Transparence — limitée : différences cachées dans les composants, contrats avec opérateurs
- Mobilité — partielle : usines, ingénieurs spécialisés
C'est un oligopole différencié.
Carte mentale — Marché concurrentiel
Marché → Offre + Demande → Prix d'équilibre → CPP (5 conditions) → Imperfections (monopole, oligopole)
Comment mesure-t-on la valeur de ce qui est produit ?
Facteurs · VA · CA · PIB · Productivité · Coûts
La production est l'activité déclarée qui consiste à créer des biens ou des services, gratuits ou vendus à un prix couvrant au minimum les coûts de production, en utilisant du travail rémunéré dans le cadre d'une organisation productive.
• Biens = produits matériels et stockables (meubles, smartphones, blé)
• Services = prestations immatérielles, non stockables (cours au lycée, soin médical, prêt bancaire)
Il existe deux grands types d'organisations productives :
- Entreprise privée capitaliste — cherche à faire des profits, capital aux actionnaires (Renault, Carrefour)
- Entreprise publique — capitaliste mais appartenant à l'État (SNCF, EDF)
- Coopérative / mutuelle — ne cherche pas le profit, rend service aux clients-propriétaires (Banque Populaire, Mutuelle Générale)
- Administrations publiques — collectivités publiques, missions de service public (mairie, hôpital, école)
- Administrations privées — associations privées (ONG comme MSF, associations sportives)
Pour produire, il faut combiner différents facteurs de production :
• Capital fixe : machines, locaux, outils — biens de production durable
• Capital circulant (= consommations intermédiaires) : matières premières, énergie, biens transformés ou détruits dans la production
C'est ce que l'entreprise encaisse.
C'est la vraie richesse créée par l'entreprise (sans compter ce qu'elle a acheté à d'autres).
Pour une organisation non marchande : VAB = dépenses engagées − consommations intermédiaires.
Exemples chiffrés (cours) :
- En 2024, le PIB français représentait 2 612,5 milliards d'euros
- En 2024, le PIB français a augmenté de 1,19 %
Mesure combien chaque travailleur produit en moyenne.
Exemple (cours, agriculture française) :
- En 1980 : Productivité = 36 000 000 / 1 969,6 ≈ 18 277 € / emploi
- En 2020 : Productivité = 77 100 000 / 734,9 ≈ 104 912 € / emploi
- Taux de variation : (104 912 − 18 277) / 18 277 × 100 ≈ +474 %
Exemple : production agricole 36 → 77,1 milliards d'euros entre 1980 et 2020.
TDV = (77,1 − 36) / 36 × 100 ≈ +114,16 %
Phrase type : « Entre 1980 et 2020, en France, la production agricole a augmenté de 114 %. »
Coût variable (CV) — augmente avec la quantité produite (matières premières)
Coût total (CT) = CF + CV
Coût moyen (CM) = CT / Q
L'entreprise produit tant que c'est rentable (Profit > 0).
Classer : (a) une baguette à la boulangerie, (b) un cours au lycée public, (c) une consultation médicale chez l'ophtalmo, (d) une mission Médecins Sans Frontières.
- (a) Marchand — vendue avec marge
- (b) Non marchand — gratuit pour l'usager
- (c) Marchand — payée (même remboursée ensuite)
- (d) Non marchand — service gratuit, association privée
Une boulangerie a un CA de 250 000 € sur l'année. Elle a acheté 80 000 € de farine, 12 000 € d'électricité et 6 000 € d'emballages. Calcule sa VAB.
CI totales = 80 000 + 12 000 + 6 000 = 98 000 €
VAB = CA − CI = 250 000 − 98 000 = 152 000 €
Le PIB français passe de 2 581,8 milliards € (2023) à 2 612,4 milliards € (2024). Calcule le taux de variation et fais une phrase type.
TDV = (2 612,4 − 2 581,8) / 2 581,8 × 100 ≈ +1,18 %
« Entre 2023 et 2024, en France, le PIB a augmenté de 1,18 %. »
En 1980 : production agricole = 36 milliards € pour 1 969,6 milliers d'emplois. En 2020 : 77,1 milliards € pour 734,9 milliers d'emplois. Calcule l'évolution de la productivité par emploi.
- 1980 : 36 000 / 1 969,6 ≈ 18,28 milliers € par emploi
- 2020 : 77 100 / 734,9 ≈ 104,91 milliers € par emploi
- TDV = (104,91 − 18,28) / 18,28 × 100 ≈ +474 %
La productivité du travail agricole a explosé grâce au progrès technique (mécanisation, semences améliorées…).
Carte mentale — Production & valeur
Producteurs (entreprises / administrations) → Facteurs (travail + capital + progrès technique) → Mesures (CA, VAB, PIB, productivité)
La croissance économique a-t-elle des limites ?
PIB · Moteurs · Bienfaits · Limites écologiques
On la mesure par un taux de variation du PIB d'une année sur l'autre.
Exemple : en 2025, la croissance économique française devrait être d'environ 0,6 %. Cela signifie que le PIB devrait augmenter de 0,6 % par rapport à 2024.
À court terme, la croissance économique est tirée par 3 grands moteurs :
Quand les entreprises achètent plus de biens de production, le PIB augmente. Si l'investissement diminue, on produit moins de biens de production → moins de croissance, voire baisse du PIB.
Quand les ménages achètent plus, les entreprises produisent plus → le PIB augmente. Si la consommation faiblit, le PIB augmente faiblement.
Quand on vend plus à l'étranger, on produit plus → le PIB augmente. Si les exportations baissent, le PIB baisse aussi.
- Augmentation du niveau de vie (quantité de biens et services qu'on peut consommer)
- Plus on produit, plus on distribue de revenus aux producteurs (salariés, propriétaires du capital)
- Permet de baisser le chômage et d'augmenter l'emploi
- PIB par habitant = PIB ÷ Population — donne une idée du revenu moyen par tête
Constat (1980-2019) : plus la température terrestre augmente, plus la concentration de CO₂ dans l'atmosphère augmente. C'est une corrélation.
• La température a augmenté de 1,2 °C
• La concentration en CO₂ : taux de variation = (410 − 290) / 290 × 100 ≈ +40 %
Lien avec la croissance : c'est la croissance passée et actuelle qui émet du CO₂.
Autres pollutions liées à la croissance : pollution visuelle, pollution plastique, pollution atmosphérique.
Chiffres :
- En 1970 : on consommait 1 Terre par an
- En 2021 : on consomme 1,7 Terre par an
C'est la croissance passée et actuelle qui épuise les ressources naturelles.
Autres exemples : destruction de la forêt amazonienne, épuisement des ressources halieutiques (poissons).
Le protocole de Kyoto (1987) : un certain nombre de pays industrialisés s'engagent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.
- L'Europe des 15 s'engage à baisser ses émissions de CO₂ de 8 % entre 1990 et 2008
- En réalité, ses émissions ont diminué de 4,3 % sur la période
- Bilan mitigé : certains pays n'ont atteint que la moitié de leur objectif (UE), des pays comme les USA et le Japon n'ont pas du tout respecté leur projection
• Manque de volontarisme politique (lobbys)
• Manque de solutions économiques / technologiques
• Le développement des pays qui ne permet pas de diminuer leurs émissions
Il est rationnel pour un pays de laisser les autres agir contre le réchauffement, afin de ne pas avoir à supporter les coûts et les risques en n'en profitant que si l'action est réussie. Cette hypothèse est très crédible.
Conséquence : le risque est que personne n'agisse et que l'objectif ne soit pas atteint.
Pour chaque scénario, dis quel moteur de croissance est en jeu :
(a) Renault construit une nouvelle usine, (b) Les Français achètent moins à cause de l'inflation, (c) Airbus signe un méga-contrat avec une compagnie chinoise.
- (a) Investissement ↑ → croissance ↑
- (b) Consommation ↓ → croissance ↓
- (c) Exportations ↑ → croissance ↑
La concentration de CO₂ est passée de 290 ppm à 410 ppm entre 1980 et 2019. Calcule le taux de variation et explique le lien avec la croissance.
TDV = (410 − 290) / 290 × 100 ≈ +41,4 %
La croissance passée et actuelle, en augmentant la production, a fortement augmenté les émissions de CO₂. Plus on produit, plus on consomme d'énergie fossile, plus on émet de gaz à effet de serre. C'est une limite écologique de la croissance.
Explique pourquoi un État peut être tenté de ne pas respecter le protocole de Kyoto, et pourquoi cela menace l'efficacité globale de l'accord.
Selon la théorie d'Olson, il est rationnel pour un pays de laisser les autres faire les efforts (limiter ses émissions, investir dans les énergies vertes) afin de ne pas en supporter les coûts. Si l'action collective réussit, il en profitera quand même (climat stabilisé) sans avoir contribué.
Le problème est que si tous raisonnent ainsi, personne n'agit, et l'objectif global échoue. C'est ce qui s'est passé avec Kyoto : les USA et le Japon n'ont pas respecté leurs engagements.
Carte mentale — Croissance & limites
Croissance (PIB ↑) → 3 moteurs court terme + progrès technique → Bienfaits (niveau de vie, emploi) → Limites (sociales, bien-être, écologiques)
Comment la monnaie et l'inflation affectent-elles le pouvoir d'achat ?
3 fonctions · BCE · IPC · Pouvoir d'achat · Boucle prix-salaire
La monnaie n'est pas seulement un objet, c'est un instrument économique qui remplit trois fonctions essentielles :
Permet d'acheter sans troquer. Évite l'« inconvénient de la double coïncidence des besoins » (avoir besoin de ce que l'autre veut donner et inversement).
Permet de mesurer la valeur des biens et services, de les comparer (le prix est exprimé en euros).
On peut la conserver pour acheter plus tard. Mais ATTENTION : l'inflation réduit cette fonction.
Monnaie scripturale — comptes bancaires, virements, cartes (≈ 90 %)
Monnaie électronique — cartes prépayées, paiements mobiles
Cryptomonnaies — Bitcoin, Ethereum… (statut juridique flou)
La création monétaire est essentiellement le fait des banques commerciales quand elles accordent des crédits (« les crédits font les dépôts »).
Pour la zone euro, la BCE (Francfort) est responsable de la politique monétaire. Son objectif principal : la stabilité des prix, avec une cible d'inflation à 2 % par an.
• Fixer les taux directeurs (taux auxquels elle prête aux banques)
• Quand l'inflation est trop forte → elle augmente les taux pour ralentir les crédits et la consommation
• Quand l'économie ralentit → elle baisse les taux pour stimuler les crédits
L'indicateur de mesure est l'IPC (Indice des Prix à la Consommation), calculé par l'INSEE.
Certaines consommations pèsent plus dans le budget des ménages, soit parce qu'elles sont très fréquentes (alimentation, énergie), soit parce que le prix du bien est très élevé (logement, voiture). Chaque produit a donc un « poids » dans l'IPC, proportionnel à sa part dans la consommation moyenne.
Variation du pouvoir d'achat = Variation des revenus − Variation des prix
Exemple : revenu +0,8 %, prix +1,3 %. Variation du pouvoir d'achat = 0,8 − 1,3 = −0,5 %. Le pouvoir d'achat baisse.
D'après le cours, l'inflation entre 2021 et 2023 a été causée par :
Avec l'inflation, les salariés demandent des augmentations de salaires pour conserver du pouvoir d'achat. Les entreprises augmentent les salaires mais répercutent ces coûts sur leurs prix de production → les prix montent encore → nouvelle demande de hausse de salaires…
Calcul de l'inflation 2022 : 1,4 + 1,5 + 1,5 + 1,8 = 6,2 % (somme des hausses trimestrielles).
En 2022, les prix ont augmenté de 6,2 %. Au début de 2023, les prix ont augmenté de 4,4 %. L'inflation a donc baissé.
Au premier trimestre 2024, les revenus ont diminué de 0,3 % et les prix ont augmenté de 0,5 %. Calcule la variation du pouvoir d'achat et fais une phrase type.
Variation pouvoir d'achat = −0,3 − 0,5 = −0,8 %
« Au premier trimestre 2024, en France, les revenus ont diminué de 0,3 %, les prix ont augmenté de 0,5 %, donc au final le pouvoir d'achat des Français a diminué de 0,8 %. »
Sur 4 trimestres consécutifs en 2022, les prix ont augmenté respectivement de 1,4 %, 1,5 %, 1,5 % et 1,8 %. Quelle est l'inflation totale sur l'année 2022 ?
Inflation 2022 ≈ 1,4 + 1,5 + 1,5 + 1,8 = 6,2 %
(Note : en toute rigueur, les hausses se cumulent multiplicativement, mais pour de petites variations l'addition simple est une bonne approximation.)
Explique en 3-4 phrases les causes de la forte inflation observée en France entre 2021 et 2023.
3 causes principales :
- Guerre en Ukraine → baisse de l'offre de gaz, pétrole, blé → ces produits sont devenus rares, leurs prix ont augmenté
- Sortie du COVID → la production a redémarré lentement face à une demande mondiale forte → flambée des prix de certains biens (microprocesseurs, transports)
- Boucle prix-salaire → les salariés demandent des hausses pour conserver leur pouvoir d'achat, les entreprises répercutent sur les prix → spirale
Carte mentale — Monnaie & inflation
Monnaie (3 fonctions) → BCE (cible 2 %) → Inflation (IPC) → Pouvoir d'achat = Δrevenus − Δprix
Comment fonctionne le marché du travail ?
SMIC · Chômage · Population active · Syndicats
Le marché du travail est un marché où :
• La demande de travail = les entreprises qui veulent embaucher
• Le « prix » = le salaire
⚠️ Attention au piège : c'est l'inverse des autres marchés. Sur le marché du travail, ce sont les particuliers qui « offrent » et les entreprises qui « demandent ».
C'est le salaire minimum légal en France, en-dessous duquel un employeur ne peut pas payer un salarié.
Il est revalorisé chaque année (au 1er janvier) selon l'inflation et la croissance des salaires moyens.
Actuellement (2024-2025) : SMIC brut ≈ 1 801 €/mois pour 35h hebdomadaires (≈ 1 426 € net).
Taux d'activité = Population active / Population en âge de travailler × 100
Le BIT (Bureau International du Travail) définit un chômeur selon 3 critères :
- Être sans emploi (n'a pas travaillé même 1h pendant la semaine de référence)
- Être disponible pour travailler dans les 2 semaines
- Avoir recherché activement un emploi dans le mois écoulé
⚠️ Ne pas confondre avec « Chômeurs / Population totale ».
Chômage structurel — lié à un décalage durable entre les compétences offertes et les emplois demandés
Chômage frictionnel — court, lié au temps de transition entre deux emplois
Chômage saisonnier — lié à des activités à saisons (tourisme, agriculture)
Les syndicats sont des organisations qui défendent les intérêts des travailleurs (négociation salariale, conditions de travail, droits…).
Les principaux en France : CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, Solidaires. Ils participent aux négociations collectives et appellent à des grèves.
Classer : (a) un retraité, (b) un étudiant qui ne cherche pas de job, (c) un demandeur d'emploi inscrit à France Travail, (d) un salarié à temps partiel.
- (a) Inactif
- (b) Inactif
- (c) Actif (chômeur)
- (d) Actif (occupé)
Population active = 30 millions, dont 2,2 millions de chômeurs. Calcule le taux de chômage.
Taux de chômage = 2,2 / 30 × 100 ≈ 7,3 %
Carte mentale — Travail
Marché du travail (offre = travailleurs / demande = entreprises) → SMIC → Population active → Chômage (BIT, types) → Syndicats
Comment les revenus sont-ils répartis et utilisés ?
Répartition · Redistribution · Consommation · Inégalités
Les 4 grands bénéficiaires :
- Les salariés — touchent un salaire en échange de leur travail
- Les propriétaires (actionnaires, chefs d'entreprise) — détiennent le capital, touchent des dividendes et conservent les profits
- Les prêteurs (banques) — produisent en prêtant du capital financier, touchent des intérêts
- L'État — met en place les services publics, touche des impôts sur la production
• 60 % de la VA → salaires
• 35 % de la VA → profits / EBE (entreprise)
• 5 % de la VA → État (impôts production)
⚠️ Mais comme il y a des prélèvements obligatoires sur les salaires et l'EBE, la part qui revient finalement à l'État est environ 50 % du total.
Pour corriger les inégalités, l'État opère une répartition secondaire : il prélève sur les revenus primaires et redistribue aux ménages.
• Impôts directs (IR, taxe foncière)
• Taxes (TVA, taxe carbone)
• Cotisations sociales (sécurité sociale, retraite)
C'est le revenu dont les ménages peuvent finalement disposer pour leurs dépenses.
• Consommation — achat de biens/services pour satisfaire un besoin
• Épargne — partie non dépensée du revenu disponible
Les ménages bénéficient aussi d'une consommation collective via les services publics non marchands (école, hôpital).
• Consommation différée (épargner pour un projet)
• Précaution (face aux risques éventuels)
• Constitution d'un patrimoine (financier ou non)
• Épargne financière (placée sur des actifs financiers : actions, livrets)
• Épargne non financière (immobilier)
• Thésaurisation (conservée inactive, ex : bas de laine)
Depuis 1960, en France, la dépense de consommation finale a augmenté de 4,8 % et le pouvoir d'achat de 8 %. Depuis 85 ans, la dépense de consommation a augmenté, mais cette augmentation tend à se ralentir et à être de moins en moins forte.
Exemple chiffré : entre 1964 et 2024 en France, la part de la dépense de consommation des ménages consacrée à l'alimentation a baissé de 28 % à 16 %, tandis que celle de l'habillement passait de 13 % à 3 %. Tandis que les autres postes ont globalement augmenté en passant de 59 % à 81 %.
Les inégalités peuvent se mesurer de plusieurs manières :
En 2000 en France : ce coefficient multiplicateur valait 3,5 (les 10 % les plus riches ont 3,5 fois plus que les 10 % les plus pauvres).
Un ménage gagne 35 000 € de salaires/an, paye 9 800 € de prélèvements obligatoires et reçoit 2 400 € d'allocations familiales. Calcule son revenu disponible.
Revenu disponible = 35 000 − 9 800 + 2 400 = 27 600 €
Entre 1964 et 2024, la part du budget des ménages français consacrée à l'alimentation est passée de 28 % à 16 %. Comment expliques-tu cette évolution ?
C'est la loi d'Engel : quand le revenu augmente, la consommation alimentaire augmente moins vite que le revenu. Donc la part consacrée à l'alimentation diminue mécaniquement, au profit d'autres postes (logement, loisirs, technologie).
Pourquoi les inégalités de patrimoine sont-elles plus fortes que les inégalités de revenus en France ?
- Les revenus sont un flux qu'on touche chaque mois — limité par ce qu'on travaille
- Le patrimoine est un stock qu'on accumule (épargne) et surtout qu'on hérite
- Les héritages amplifient mécaniquement les écarts génération après génération
- Les hauts patrimoines génèrent des revenus du capital (dividendes, loyers) qui s'accumulent
En 2018, les 10 % les plus riches possédaient 45 % du patrimoine contre 30 % du niveau de vie.
Carte mentale — Revenus & consommation
VA → Répartition primaire (salaires, profits, État) → Prélèvements + Redistribution → Revenu disponible → Consommation / Épargne
Comment se construit l'individu social ?
Socialisation · Culture · Normes · Habitus
Selon Pierre Bourdieu, la sociologie poursuit un double objectif :
- Établir des régularités, des lois, des constantes — dans les manières d'être (habitudes), de faire (comportements), de penser (opinions) et de voir (représentations) des hommes vivant en société.
- Expliquer ces régularités par des causes sociales (et non biologiques).
Elle est rigoureuse et scientifique : elle ne parle que de ce qui peut être prouvé et démontré.
Les hommes sont des êtres sociaux : ils se regroupent et vivent en société, adoptent des habitudes, des comportements, des règles communes (donc une culture commune) qui se transmettent de génération en génération.
D'un point de vue macro-social, la culture est ce qui donne de la cohésion en société.
Les cultures sont différentes selon les sociétés et peuvent même varier au sein des sociétés. Les cultures évoluent également dans le temps.
• Ethnocentrisme — juger la culture des autres à partir de sa propre culture
• Relativisme culturel — essayer de comprendre les autres cultures dans leur logique de fonctionnement propre
• Assimilation — l'un abandonne sa culture
• Intégration — adopte la culture en gardant des éléments de sa propre culture
• Séparatisme — les cultures ne se mélangent pas
• Marginalisation — l'une est mise à l'écart
Au cours de la socialisation, l'individu intériorise progressivement :
- des modes de vie, manières d'être, de penser, de faire et de voir
- des valeurs (idéaux, principes moraux jugés importants par les individus)
- des normes (règles de conduite en société)
• Pour l'individu — la socialisation permet de s'intégrer à la société, d'avoir une identité sociale, de communiquer
• Pour la société — la socialisation est ce qui permet de transmettre la culture, c'est le ciment de la cohésion sociale
L'individu cherche à se socialiser un autre à l'intention de lui transmettre des valeurs et des normes (en expliquant des règles à des enfants par exemple).
• Éducation méthodique (parents, profs)
• Sanction négative (punition) ou positive (récompense)
• Répétition des consignes (parents)
• Transmission d'un capital culturel
• Le jeu — hyper-important pour les enfants
• Influence du jugement ou du regard des autres
• Identification à un modèle
• Imitation
• Adaptation conformiste
• Intériorisation de la culture d'un groupe de référence
• Limitation
La socialisation ne s'arrête pas à la fin de l'enfance, elle a lieu tout au long de la vie, notamment à l'âge adulte.
| Socialisation primaire | Socialisation secondaire | |
|---|---|---|
| Période | Enfance, adolescence | Âge adulte (parfois ado) |
| Rôle | Acquérir des compétences sociales fondamentales (langage), à des cadres de vie pour s'intégrer en groupe (respecter les interdits) et pour communiquer avec les autres | L'individu déjà socialisé s'adapte à des cadres de vie, des rôles sociaux et des statuts spécifiques (codes, comportements…) |
| Instances | La famille, les pros de la petite enfance, l'école, les activités, les médias, les pairs (= personnes du même âge) | Le travail, le couple, les médias, les activités associatives |
| Effets | L'individu est très influencé par la famille mais aussi l'école, le groupe de pairs. Les effets sur sa personnalité psycho et sociale sont profonds. | L'individu est moins influencé par la famille pendant cette période mais des changements sont possibles, même si certains restent limités sur certains aspects. |
Les jeunes représentent certainement une sous-culture spécifique avec des modes de sociabilité spécifique.
Mode de sociabilité = ensemble des relations entretenues avec d'autres individus de manière spécifique.
Exemple chiffré (cours) : les jeunes de 15 à 24 ans ont un temps de sociabilité plus important que les autres catégories d'âge (18 minutes de plus que les 25-29 ans), et ce temps diminue avec l'âge. Les jeunes ont une sociabilité davantage tournée vers l'extérieur de la famille (chez les 15-24, c'est 60 % du temps, alors que pour les 30-54 ans c'est 30 %).
Les décroissants sont un exemple de contre-culture dans notre société aujourd'hui et qui tend à se développer.
Bourdieu montre que l'habitus est largement hérité du milieu social : la transmission du capital culturel familial explique en grande partie les inégalités scolaires.
Exemple : quand un seul parent est lecteur, 50 % des enfants lisent. Quand les deux parents sont lecteurs, 80 % des enfants lisent. C'est une corrélation positive qui s'explique par la transmission d'un capital culturel.
Pour chaque situation, dis si c'est de la socialisation manifeste ou latente :
(a) Un parent dit à son enfant « Dis bonjour à la dame »
(b) Une fille observe sa mère faire la cuisine sans être obligée de l'aider
(c) Un prof punit un élève qui parle en classe
- (a) Manifeste (consigne explicite)
- (b) Latente (par imprégnation, observation)
- (c) Manifeste (sanction négative volontaire)
(a) Les fans de musique électronique
(b) Les zadistes (occupants de zones à défendre)
(c) Les amateurs de jazz
- (a) Sous-culture — pratiques et valeurs spécifiques mais ne s'oppose pas frontalement à la culture dominante
- (b) Contre-culture — propose un modèle alternatif (anticapitaliste, écologique radical)
- (c) Sous-culture
Selon Bourdieu, pourquoi les enfants de cadres réussissent-ils mieux à l'école que les enfants d'ouvriers ?
Selon Bourdieu, l'école valorise une culture légitime proche de celle des classes dominantes. Les enfants de cadres reçoivent en famille un capital culturel (livres, vocabulaire, codes) qui correspond aux attentes de l'école — leur habitus est en phase. Les enfants d'ouvriers doivent eux apprendre cette culture à l'école, ce qui crée un décalage. Les inégalités scolaires reflètent donc des inégalités sociales transmises par la socialisation primaire.
Carte mentale — Socialisation
Culture → Socialisation (primaire/secondaire) → Mécanismes (manifestes/latents) → Habitus (Bourdieu) → Sous- et contre-cultures
Quels sont les différents groupes sociaux ?
Primaire/secondaire · Appartenance/référence · Réseaux
Exemples : une famille, une classe, une équipe de foot, un syndicat, une association.
Ce n'est pas un groupe : les passagers d'un bus (pas d'interaction durable, pas de but commun, pas de reconnaissance mutuelle).
Exemples : amis, famille, gangs, mafias, sectes.
Exemples : les jeunes, la classe sociale, les organisations productives.
Le groupe de référence peut être différent du groupe d'appartenance : un étudiant issu d'une classe populaire qui rêve d'appartenir aux cadres supérieurs, par exemple.
Ce qui est à l'origine de la constitution des groupes sociaux :
- Les différences / particularités remarquables (l'âge, la religion, l'ethnie)
- Les inégalités — l'inégalité d'accès à des ressources rares (revenus, professions, diplômes, genre)
Un réseau social = ensemble de personnes reliées entre elles par des liens (amitié, famille, travail). Ce concept est antérieur aux réseaux numériques !
Liens faibles — relations rares, occasionnelles (collègues lointains, anciens camarades)
Les liens faibles sont paradoxalement très utiles pour trouver un emploi, car ils donnent accès à des informations et opportunités nouvelles qu'on n'a pas dans son cercle proche. Les amis proches partagent souvent les mêmes infos.
Émile Durkheim (1858-1917), fondateur de la sociologie française.
Solidarité organique (sociétés modernes) — cohésion par complémentarité et division du travail (chacun a un rôle différent et utile)
(a) Les passagers d'un bus
(b) Une équipe de foot
(c) Les fans d'une chanteuse
- (a) Pas un groupe — pas d'interaction durable, pas de but commun
- (b) Groupe primaire — petite taille, intense, solidarité, but commun
- (c) Pseudo-groupe ou groupe secondaire — reconnaissance mutuelle, mais peu d'interaction directe
Pourquoi un ami lointain est-il souvent plus utile pour trouver un emploi qu'un meilleur ami ?
Selon Granovetter, l'ami lointain (lien faible) appartient à un autre cercle social que toi : il a accès à des informations sur des emplois que tu n'as pas dans ton cercle proche. Le meilleur ami fréquente les mêmes personnes que toi, donc il connaît les mêmes annonces. Les liens faibles forment des ponts entre des cercles différents.
Carte mentale — Groupes & réseaux
Groupe social → Primaire/Secondaire → Appartenance/Référence → Réseaux (Granovetter) → Durkheim (anomie, solidarité)
Comment se forme l'opinion publique ?
Sondages · Médias · Bourdieu · Bulles de filtre
On la mesure par des sondages, des élections, des manifestations… Mais ces outils ont leurs limites.
En 1973, Pierre Bourdieu publie un texte célèbre : L'opinion publique n'existe pas.
1. Tout le monde n'a pas d'opinion sur tous les sujets — le sondage force une réponse
2. Toutes les opinions ne se valent pas — un expert et un amateur sont mis sur le même plan
3. Le choix des questions est biaisé par les commanditaires
4. L'opinion publique mesurée est en réalité construite par les sondages eux-mêmes
Ces phénomènes contribuent à la polarisation du débat public.
« 73 % des Français pensent que… » Donne 2 critiques que ferait Bourdieu.
- Tous les sondés n'ont pas d'opinion réfléchie sur le sujet — le sondage force une réponse
- La question peut être biaisée dans sa formulation
- Toutes les opinions sont mises sur le même plan, alors que certaines sont plus informées que d'autres
Tu suis principalement des comptes d'un même bord politique. Quels risques pour tes opinions ?
- Tu vois surtout des contenus qui confirment tes convictions
- Tu n'es pas exposé aux arguments adverses → moins de débat intérieur
- Risque de polarisation et de croire que ton opinion est majoritaire
- Difficulté à comprendre / dialoguer avec ceux qui pensent différemment
Carte mentale — Opinion publique
Opinion publique → Sondages (critique Bourdieu) → Médias (agenda, cadrage) → Réseaux sociaux (bulles, chambres d'écho)
Comment se mobilise-t-on collectivement ?
Olson · Tilly · Mouvements sociaux · Kyoto
Exemples : grève, manifestation, pétition, occupation, boycott, mouvement #MeToo, marche pour le climat.
Mancur Olson (1965) a posé un paradoxe fondamental : pourquoi des gens qui ont un intérêt commun ne s'organisent-ils pas systématiquement pour le défendre ?
Conséquence : si tout le monde raisonne ainsi, personne n'agit.
Solutions : créer des incitations sélectives (avantages réservés aux participants — ex : services réservés aux syndiqués) pour rendre la participation rentable.
Le répertoire évolue avec le temps :
- XVIIIe-XIXe siècles — émeutes locales, charivaris, attaques contre les notables
- XXe siècle — grèves, manifestations encadrées, syndicats, partis
- XXIe siècle — pétitions en ligne, hashtags (#MeToo, #BlackLivesMatter), zad, gilets jaunes (sans organisation centrale)
Exemples historiques : mouvement ouvrier (XIXe siècle), mouvement féministe, mouvement écologiste, mouvement LGBTQ+, mouvements anti-racistes.
• Cause partagée
• Organisation (leaders, structures)
• Ressources (humaines, financières)
• Opportunités politiques (climat favorable)
• Médiatisation
Tu travailles dans une entreprise où un syndicat négocie des hausses de salaire. Tu n'es pas syndiqué mais tu bénéficies des hausses obtenues. Comment Olson appelle-t-il ce comportement ?
C'est typiquement un comportement de passager clandestin (free rider) : tu bénéficies de l'action collective sans en supporter les coûts (cotisations, temps, risque de licenciement). Pour résoudre ce paradoxe, les syndicats mettent en place des incitations sélectives (services juridiques, formations) réservées aux adhérents.
Compare le mouvement ouvrier de 1900 et le mouvement #MeToo de 2017. Quelles différences dans le répertoire d'action ?
- Mouvement ouvrier 1900 — grève, manifestation physique, syndicats structurés, presse militante
- #MeToo 2017 — viralité numérique, hashtag, témoignages individuels, sans organisation centralisée, mondialisation rapide
Les répertoires reflètent les moyens techniques de leur époque (selon Tilly).
Carte mentale — Action collective
Action collective → Paradoxe d'Olson (passager clandestin) → Répertoires Tilly → Mouvements sociaux
Qu'est-ce que la déviance ?
Normes · Délinquance · Évolution · Relativité
Tous les groupes sociaux fonctionnent grâce à des normes qui guident les comportements de leurs membres.
Exemples : le code de la route, le règlement intérieur d'un lycée, le code pénal.
Exemples : dire bonjour, ne pas parler la bouche pleine, tenir une porte.
La déviance peut prendre des formes très différentes selon la norme transgressée :
- Transgression d'une norme juridique (vol, agression) → délinquance
- Transgression d'une norme sociale (non-dit, comportement inhabituel) → simple déviance
- Transgression d'une norme religieuse → blasphème, péché
La délinquance ne concerne que les comportements qui transgressent les lois pénales et sont sanctionnés par la justice.
Exemples :
- Délinquance + déviance : voler dans un magasin, frapper quelqu'un
- Déviance non délinquante : marcher pieds nus dans le métro, parler tout seul à voix haute
- Ni l'un ni l'autre : aller au cinéma, faire les courses
Ce qui est considéré comme déviant change avec le temps. Une société évolue, ses normes aussi.
• Homosexualité — pénalisée jusqu'en 1982 en France, aujourd'hui acceptée et protégée par la loi (mariage pour tous, 2013)
• Avortement — interdit jusqu'en 1975 (loi Veil), aujourd'hui inscrit dans la Constitution française (2024)
• Violences conjugales — longtemps banalisées comme « affaires privées », aujourd'hui fortement sanctionnées
• Viol conjugal — reconnu comme crime en France seulement à partir de 1990
• Tabac — autrefois valorisé, aujourd'hui de plus en plus sanctionné socialement
Ce qui était déviant peut devenir la norme, et inversement.
Ce qui est considéré comme déviant varie d'une société à l'autre, et même au sein d'une même société selon les groupes.
• Consommation d'alcool : interdite dans certains pays (Arabie Saoudite), banale en France
• Polygamie : autorisée dans certains pays, interdite en France
• Tenue vestimentaire : varie énormément selon les cultures
• Fumer du cannabis est plus toléré dans certains groupes que dans d'autres
• Les codes de politesse varient selon les milieux sociaux et générationnels
👉 Il n'y a donc pas de comportement déviant en soi : c'est toujours une construction sociale.
• Formelle — amende, peine de prison, exclusion
• Informelle — moquerie, mise à l'écart, regard désapprobateur
Les sanctions servent à maintenir la cohésion du groupe en rappelant les normes à respecter.
« Le déviant est celui auquel l'étiquette de déviant a été appliquée avec succès. » Autrement dit, ce n'est pas l'acte qui est déviant en soi, c'est le regard de la société qui définit la déviance.
Toute société produit nécessairement de la déviance. Elle peut même être utile : elle permet de réaffirmer les normes (par la sanction) et parfois fait évoluer la société (les déviants d'hier deviennent les pionniers d'aujourd'hui).
Classe : (a) voler une voiture, (b) parler fort dans une bibliothèque, (c) frauder dans le métro, (d) mettre les coudes sur la table à un dîner formel.
- (a) Délinquance (et donc déviance) — vol = infraction pénale
- (b) Déviance simple — viole une norme informelle
- (c) Délinquance — fraude = infraction sanctionnée
- (d) Déviance simple — viole une norme de politesse informelle
Cite 2 comportements considérés comme déviants il y a 50 ans en France et qui sont aujourd'hui acceptés. Cite-en 2 considérés comme normaux il y a 50 ans et aujourd'hui sanctionnés.
Hier déviants, aujourd'hui acceptés :
- Homosexualité (dépénalisée 1982, mariage pour tous 2013)
- Avortement (légalisé 1975, inscrit dans la Constitution 2024)
- Concubinage / familles non mariées
Hier normaux, aujourd'hui sanctionnés :
- Fumer dans les lieux publics (interdit depuis 2007)
- Violences éducatives ordinaires (loi de 2019)
- Harcèlement de rue (loi de 2018)
Selon Howard Becker, qu'est-ce qui fait qu'un acte est considéré comme déviant ?
Selon Becker, ce n'est pas l'acte en lui-même qui est déviant, mais le fait que la société (groupes dominants, institutions) lui applique l'étiquette de déviant.
Le même comportement (par exemple, fumer du cannabis) peut être considéré comme normal dans un groupe et déviant dans un autre. La déviance est donc une construction sociale, qui révèle souvent les rapports de pouvoir entre groupes : ce sont les groupes dominants qui imposent leurs normes et désignent les déviants.
Carte mentale — Déviance
Normes (formelles/informelles) → Déviance ⊃ Délinquance → Phénomène évolutif et relatif → Étiquetage (Becker)
Quiz général SES
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Timer Pomodoro · Conseils · Méthodes
La méthode Pomodoro : 25 min de travail focus, puis 5 min de pause. Après 4 cycles, prends une pause longue de 15 min.
PIB = somme des VAB du territoire
Productivité = Production / Emplois
Taux de variation = (Vf − Vi) / Vi × 100
Pouvoir d'achat = Δ revenus − Δ prix
Revenu disponible = Primaires − Prélèvements + Secondaires
Taux de chômage = Chômeurs / Pop active × 100